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Une obligation pour l’employeur
L’inscription à un centre de médecine du travail est une obligation pour l’employeur quel que soit la taille de l’entreprise. 
Le non-respect de ses obligations par l'employeur est passible de sanctions pénales prenant la forme d'une amende (article R4745-1 du Code du travail) voire d'une peine de prison en cas de récidive (L4745-1).
 
Le suivi médical peut être confié à un service de santé au travail inter-entreprise. L’entreprise doit faire les démarches nécessaires auprès de ce service pour inscrire les salariés.
Le suivi médical peut être également  internalisé si la société dispose d’un médecin du travail sur place et des locaux à cet effet. Cette mesure devient obligatoire pour les sociétés employant 2200 salariés
 
Le rôle du médecin du travail
Le rôle du médecin du travail est exclusivement préventif :
• Il surveille les conditions d’hygiène au travail, les risques de contagion et l’état de santé des salariés et la pénibilité au travail.
• Il doit conseiller l’employeur et les représentants du personnel pour éviter ou diminuer les risques professionnels.
• Il donne des indications pour prévenir ou diminuer la pénibilité au travail.
• Il sensibilise sur la prévention à la consommation d’alcool et de drogue sur les lieux de travail
 
                              
Le médecin du travail a pour mission également d’établir la fiche d’entreprise sur laquelle sont mentionnés les risques professionnels inhérents à la société.
Pour ce faire, il a libre accès aux lieux de travail soit sur son initiative soit à la demande de l’employeur, des délégués du personnel ou du CHSCT. 
 
Le suivi médical individuel des salariés : nouvelles dispositions
Les disposions de la loi El Khomri entrainent des changements dans les l’organisation de ce suivi.
Ces nouvelles mesures sont applicables depuis le 1er Janvier 2017.
 
1. La visite médicale d’embauche devient Visite d’Information et de Prévention (VIP)
La visite médicale d’embauche est supprimée et remplacée la V.I.P. Cette visite doit avoir lieu dans les 3 mois qui suivent l’embauche sauf si le salarié peut justifier d’une visite médicale dans les 5 ans chez un employeur précédent et pour un poste similaire.
 
2. Le suivi médical
Celui-ci aura lieu tous les 5 ans et réduit à 2 ans pour les salariés ayant un suivi médical renforcé.
 
3. La visite médicale de reprise suite à un arrêt maintenu dans un délai de 8 jours :
- Congé maternité
- Arrêt pour maladie professionnelle
- Arrêt d’au moins 30 jours suite à une maladie non professionnelle ou accident du travail
En cas de maladie de +3 mois, une visite de pré reprise peut être organisé par le médecin du travail.
 
4. La déclaration d’inaptitude : le double examen n’est plus obligatoire
Le médecin du Travail peut prononcer l’inaptitude dès le 1er examen s’il constate que l’état de santé du salarié justifie un changement de poste et qu’aucune mesure d’aménagement, d’adaptation ou de transformation de poste de travail n’est possible.
Cette décision ne pourra être prise que si le médecin du travail a réalisé un examen médical du salarié, avoir fait une étude du poste et des conditions de travail et procéder à un échange avec l’employeur.
Le médecin du travail peut envisager une 2ème visite médicale dans un délai maximum de 15 jours. La notification de l’avis médical d’inaptitude intervient à cette date.
Désormais, il est imposé au médecin du travail de notifier la décision d’inaptitude de façon claire, écrite assortie d’indications relatives au reclassement (depuis le 1er Janvier 2017 entre en vigueur les nouvelles règles du reclassement).
Si le médecin du travail mentionne que le maintien du salarié dans son emploi serait gravement préjudiciable à sa santé ou que son état de santé fait obstacle à tout reclassement, dans ce cas la société est dispensée de reclassement.